Éditions Lumumba Journée de l’enfant africain : Sr Sylvie Thumba s’adresse à la communauté africaine

Journée de l’enfant africain : Sr Sylvie Thumba s’adresse à la communauté africaine

Ambassadrice au sein de l’Association Panafricaine pour l’Encadrement et la Formation de la Jeunesse (APANAEFJ/asbl) et Fondatrice du Mouvement Kiro à Bukavu dans le Sud Kivu en RD Congo, la Soeur Sylvie Thumba est l’une des consacrées engagées pour l’encadrement et la protection des enfants et jeunes.

En plus de ses fonctions d’enseignante – chercheuse à l’Université de Lubumbashi, elle consacre son temps à accompagner des milliers d’enfants et de jeunes en République démocratique du Congo et en Afrique, notamment au travers de l’APANAEFJ/asbl, le Mouvement Kiro, le Mouvement Laodato si’, etc.

Profitant de notre interview, elle envoie ici un message important aux différents acteurs travaillant dans divers secteurs de la société en Afrique, notamment la politique, la religion, la culture, etc.

Sr Sylvie Thumba aux cotés des enfants et jeunes Kiro qu’elle encadre

1- À qui s’adresse votre message à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le 16 juin 2022 ?

En cette 31ème édition de l’enfant africain je voudrais adresser mes propos à tous les parents africains : Les acteurs politiques africains sont les premiers de tous les parents, les policiers et militaires africains sont les premiers de tous les parents, les vénérables chefs coutumiers africains sont les premiers de tous les parents, les chefs d’Églises et de religions sont les premiers de tous les parents, les commerçants et chefs d’entreprise africains, les gestionnaires et négociants sont les premiers de tous les parents, les artistes et musiciens africains sont les premiers de tous les parents, les ONG et associations publiques et privées, sont les premiers de tous les parents. … Bref, toute l’humanité africaine est d’abord une humanité de parents.

2- Que doivent-ils faire pour l’enfant africain ?

Chacun a la responsabilité d’éliminer les pratiques liées au manque de soins médicaux pour les enfants africains, au manque de nourriture pour les enfants africains, au manque de scolarisation pour les enfants africains, au manque de logement pour les enfants africains, aux conditions difficiles d’éducation pour les enfants africains, au manque de loisirs pour les enfants africains. Un parent peut-il oublier son enfant ? Donc la responsabilité est commune. Chacun dans son secteur doit penser aux enfants, bien que travaillant avec les adultes, pour certains.

3- Un enfant africain a-t-il l’espoir d’un avenir meilleur ?

Nous disons souvent, la jeunesse constitue l’avenir de l’Afrique, mais qu’est-ce que nous faisons en faveur de cette jeunesse, dont l’enfance est la base de tout ?Chers parents africains, soyons tous parents et protégeons et redonnons la vie à nos enfants et à nos jeunes. La promotion des droits de l’enfant est un défi, même si nous pouvons saluer ici ce qui a déjà été fait par certaines organisations et individus, la maltraitance de l’enfant en Afrique demeure toujours.

4- Quel est votre dernier mot par rapport à cette journée de l’enfant africain ?

Pour conclure, je dirais que l’aphartheid, qui est un souvenir macabre d’enfants disparus dans des conditions déshumanisantes n’est pas l’unique fait social qui doit nous interpeller. Cette journée fait revivre l’incroyable misère des enfants sans conditions.

Je voudrais saluer tous les parents et leur transmettre le message qu’ils restent responsables de la vie de chaque enfant sur terre. Car le monde entier est une terre de parents.

Je voudrais m’adresser à tous les acteurs de la protection de l’enfance, disons non à la violence faite à l’enfant et travaillons tous pour la sécurité de l’enfant africain.


                                             Sr Sylvie Thumba


Ambassadrice de l’APANAEFJ/asbl

Equipe éditoriale, 16 Juin 2022


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